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Henri Marre, Rue de Collioure, 1915

Collioure ; façade ; mer ; Méditerranée ; Martin
Henri Marre, Rue de Collioure, 1915 crédit François Pons, coll. musée d’art moderne de Collioure

Originaire de Montauban, Marre est un paysagiste sensible épris de son Quercy natal. En 1914, il découvre Collioure dont la lumière « dévorante » le séduit. Après la guerre, il séjourne chaque été dans le petit port et ce jusqu’à sa mort en 1927.

La période colliourencque correspond à une inclinaison plus séduisante dans l’usage de la couleur et à l’emprunt d’une voie plus lumineuse. Sa palette s’enhardit au contact de la brique orangée du Roussillon et de la coulée chaude du soleil. A Collioure, face à ces paysages irrigués d’énergie et de lumière, Henri Marre  s’émancipe de la veine classique du XIXème siècle pour embrasser une vision plus crue, plus ensoleillée, propre à l’art du début du XXème siècle.

A mi-chemin entre post-impressionnisme et fauvisme, son style se libère ! Loin du symbolisme inquiet des débuts, ses œuvres irradient d’un bonheur de vivre simple et, dans la plénitude solaire de Collioure, Marre peint enfin « des ciels sans tristesse et une mer sans menaces. »