Augustin Hanicotte, Cueillette de figues, 1925

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Augustin Hanicotte, Cueillette de figues, 1925 crédit François Pons, coll. musée d’art moderne de Collioure

Une santé fragile pousse Augustin Hanicotte à quitter Volendam, en Hollande, où il travaille depuis longtemps. Il arrive à Banyuls en 1915 et rencontre Maillol, qui l’entraîne aussitôt à Collioure. Le coup de foudre est immédiat entre le peintre venu du nord et ce « coin si africain déjà ».

Pendant 30 ans, il peint l’activité quotidienne du petit port. Usant d’un cadrage resserré plein d’audace, Hanicotte porte ici un regard empreint de tendresse sur le monde de l’enfance. Trois garçons grimpent avec agilité aux branches d’un figuier sauvage pour se régaler de ses fruits. Le jaune du maillot et le blanc des espadrilles éclatent au milieu de l’harmonie sourde des verts et bleus.

Si la lumière méditerranéenne transcende sa palette, Hanicotte reste marqué par l’art flamand. Il en conserve le trait rond et doux et le goût des lignes serpentines. Le pastel poudré donne à la scène une douce matité, loin des stridences chromatiques auxquelles Collioure est habitué car il est à parier qu’à la morsure du soleil, Hanicotte en préfère la caresse.